Dianalba

Eté 2024 – Lecture en boudoir

Pour mes amies soeurs-cières.

Cap sur une autre facette de moi.

Moi, avec mes yeux verts, je suis aux yeux de tous la quarantenaire sensible, l’artiste dégingandée, la conférencière hors-pist

Mais ce n’est pas de mes talents de lettres de noblesse dont je parle ici. C’est de ma part Dominatrice, quand ils me nomment MaDame et m’obéissent, littéralement à mes pieds.

Quand je me juche sur hauts escarpins, quand j’enfile une tenue moins dans la norme, j’explose les cadres trop rigides. Cuissardes noires, bas noirs, bustier noir, gants de soie noire, ongles parfaitement manucurés rouges, rouge à lèvres, chevelure sombre et lisse. Hors cadre.

Moi avec mes yeux verts, je suis une femme aux courbes bavardes, en quête de fermeté et volupté : mes rondeurs pulpeuses dissimulent mon âge. Je me regarde toujours, avec l’intransigeance dont je me targue. Je scrute la longueur de mes cuisses, le galbe de mes fesses, la fermeté de mon ventre, la fierté de mon buste. Chaque matin, avant de me confier dans ce carnet noir, dépositaire de mes nuits indiscrètes, j’obéis au même rituel rassurant. Fixation, obsession. Après tous mes efforts, c’est la moindre des récompenses, non ?

Être une artiste a ses avantages : être au centre des envies, souvent invitée dans un salon littéraire, derrière un micro bavard, à distribuer lectures offertes et signatures en séduction.

Le soin de soi, c’est au-delà de l’image qu’on veut exposer, au-delà des cosmétiques de qualité ; des vêtements bien coupés, des artifices féminins. C’est aussi prendre le temps de se connaître et de chercher son équilibre émotionnel, physique, psychique, et surtout sexuel.

Tout cela parce que je sais que l’image d’une femme libre et assumée excite.

L’heure est venue pour voir le monde en gynarchie. C’est à la mode.

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